OWNI http://owni.fr News, Augmented Tue, 17 Sep 2013 12:04:49 +0000 http://wordpress.org/?v=2.9.2 fr hourly 1 L’article du futur sera une API http://owni.fr/2011/07/06/larticle-du-futur-sera-une-api/ http://owni.fr/2011/07/06/larticle-du-futur-sera-une-api/#comments Wed, 06 Jul 2011 17:05:27 +0000 Olivier Ertzscheid http://owni.fr/?p=72185 Face.

Face à l’explosion continue des savoirs disponibles. Face à la perméabilité chaque jour plus grande des champs scientifiques, à leur reconfiguration permanente et à la place toujours plus grande de l’interdisciplinarité et de la transdisciplinarité. Face à la crise de l’édition et aux rentes de situation de quelques monopolistiques éditeurs. Face à la babélisation des expertises et à la crise de l’autorité académique qu’elle met en exergue. 

Face au mouvement de l’open access et à l’ensemble de ses dérivés (science commons, archives ouvertes et/ou institutionnelles, sciences citoyennes, etc.). Face à la mise en place de nouvelles énonciations scientifiques, de nouveaux agencements collectifs d’énonciation et face à leur structuration et à leur légitimité grandissante. Face à l’explosion des usages scientifiques de sites, de données, d’API, de corpus non-originellement scientifiques. Face aux interfaces évolutives proposées pour l’accès et pour le traitement des données disponibles pour les chercheurs ou offrant un intérêt scientifique. Face à une transition encore en train de se faire entre la “science” et la “science 2.0″.

Face à tout cela, le monde académique (éditeurs, universitaires, ingénieurs, professionnels de la documentation) cherche et tatônne pour savoir, ce qui dans une transition déjà actée, relèvera demain de la réelle nouveauté disruptive et/ou du simple effet de mode passager.

Pile.

C’est dans cette logique de grand tremblement institutionnel qu’Elsevier (grand éditeur monopolistique qu’engraisse éhontément l’argent public des universités) a lancé, à grands renforts de tambours et de trompettes marketing, son projet pour étudier ce que sera “l’article du futur“. Pile poil. Où l’on apprend que l’article du futur sera :

  • plus interactif
  • plus hypertextuel
  • plus “segmenté” (avec d’un côté les données brutes, de l’autre côté le protocole expérimental, au milieu les résultats)
  • plus interfacé (en lieu et place d’un simple pdf à double colonne aux immuables têtes de chapitres – résumé, description du problème, revue de littérature existante, description du protocole, analyse des données recueillies et méthodologie de recueil, conclusions, prolongements et/ou réplications possibles, bibliographie)
  • variable en fonction des spécificités de chaque discipline
  • plus facilement “partageable”
  • plus facilement visualisable (différentes “vues” du même contenu seront disponibles)

Wow. On a même droit à une jolie vidéo avec des bonnes grosses flèches oranges “powerpoint-like”:

Un ou deux ans de recherche pour inventer un affichage à 3 colonnes avec le sommaire à gauche et les navigations et vues contextuelles à droite (soit ce qui est déjà disponible depuis 6 ou 7 ans dans les templates ou gabarits gratuits des grandes plateformes de blogs, au hasard et de manière non-exhaustive “wordpress” ou “blogger”). On peut même accéder à un exemple “live” d’article du futur. Re-wow. Mais ce n’est pas tout. Sans même parler de “l’article du futur”, figurez-vous, ô révolution numérique, qu’Elsevier vient de rendre possible d’ajouter des cartes Google sur des articles en ligne.

Et là je dis au mieux “WTF” et au pire “no future”. Bon, blague et mauvaise foi à part, il est évident que ce truc là sera toujours préférable à un vieux pdf à double colonnage sans liens hypertextes, mais qualifier ce prototype “article du futur” me semble un peu too much pour être honnête. Pendant qu’Elsevier réfléchit à l’article du futur, le futur de la science s’écrit au quotidien.

Ici, les formidables carnets (= blogs) de la plateforme HYpotheses.org se voient attribuer un numéro ISSN. Authentique (r)évolution :

Cette attribution, exceptionnelle pour une plateforme de carnets de recherche, constitue avant tout la reconnaissance des carnets de recherche comme de véritables publications scientifiques.

Pendant ce temps, , un enseignant-chercheur dépose (pour la première fois dans le monde francophone ?) la concaténation de 5 articles de blogs sur une plateforme d’archive ouverte, non pas pour se la jouer rebelle mais pour s’inscrire dans une très ancienne tradition de préprint initiée par la communauté des physiciens (sur le serveur Arxiv notamment). Et la bonne nouvelle – et la vraie nouveauté – est que cela n’émeut plus personne (à moins naturellement que personne ne l’ait encore remarqué ou n’ait jugé opportun de venir me manifester son outragé mécontentement devant ce dévoiement de l’honorabilité des publications académiques estampillées par la très sainte AERES).

Pendant ce temps-là, les contributions à l’encyclopédie Wikipédia sont prises en compte dans un CV académique.

Pendant ce temps-là, il y a déjà 3 ans, Jean-Max Noyer et 3 collègues universitaires réfléchissaient, non pas à “l’article du futur”, mais à la nécessaire et inexorable déconstruction numérique des modes de publication scientifique et des autorités liées. Voici quelques extraits de leur prose (je souligne) :

Les transformations de la sphère éditoriale scientifique sont à l’œuvre avec vigueur, depuis le début des années 90 et elles sont loin d’être stabilisées. Le passage d’un mode d’édition  « blanchi sous le papier »  avec ses dispositifs de fabrication, (leur sociologie) de financement, de légitimation (critériologie de sélection scientifique), de distribution, vers un mode éditorial numérique, hypertextuel complexe s’est accéléré depuis une dizaine d’années.
La première phase de ce passage est à présent bien avancée et la saturation des formes héritées du papier, toujours présentes au cœur des premières réalisations numériques est en cours. Une seconde phase est en cours de déploiement. Elle consiste à mettre l’édition numérique « au milieu » des conditions de production / circulation des savoirs scientifiques… Il s’agit en effet de penser et de concevoir des dispositifs qui soient l’expression la plus adéquate de ce couplage structurel.
Les mémoires numériques ont mis très rapidement en évidence la complexité des processus d’écritures scientifiques, les chaînes plus ou moins longues de transformations des textes, les morphogenèses documentaires. Bref, face à une exhibition de plus en plus forte  des dimensions processuelles et collectives des textualités scientifiques à travers la mise en mémoire d’un nombre croissant de traces produites par les chercheurs, l’édition scientifique doit repenser la manière dont elle a fondé son efficacité et sa légitimité sur une sélection relativement simple d’objets éditoriaux finis comme hypostases des savoirs scientifiques, comme effacement relatif (du processus de production scientifique lui-même), comme expression de l’imaginaire égalitaire de la redistribution des savoirs.
L’édition scientifique doit aujourd’hui permettre d’habiter les communautés d’œuvres, les agencements qui produisent et font circuler les documents, comme « incomplétude en procès de production ». Il s’agit de prendre en compte les dimensions complexes des procès d’écritures scientifiques et de favoriser le travail de recherche (…) au cœur des pratiques. Il s’agit encore de permettre l’établissement de chemins pertinents, de connexions, entre les hétéro-genèses documentaires, des fragments et des formes courtes les plus labiles aux textes stabilisés et sanctifiés en passant par les « working papers », les corpus de données quelconques… qui sont convoqués au cours du travail de recherche, de lectures-écritures.

De tout cela, de tous ces enjeux, naturellement pas un mot dans la réflexion sur l’article du futur d’Elsevier.

Alors ce sera quoi, l’article du futur ? Et ben je vais vous le dire :-) L’article du futur sera une API.

  • “A” non pas comme “Autorité” mais bien comme “agencements collectifs d’énonciation”. Ce que la recherche n’a par ailleurs – heureusement – jamais cessé d’être.
  • “P” comme “percolation” rendue possible entre différents champs scientifiques (voilà pour le fond), et entre les silos documentaires en reconfiguration permanente (voilà pour la forme)
  • “I”. Triple “I”. “I” comme “inscription”, c’est à dire comme capacité à faire trace. “I” comme “interface”, interface multimodale. Nécessairement multimodale. ”I” comme “indicateurs” : les nouveaux indicateurs de la science, viralité, téléchargements, réels, temps de lecture accordé, réplication, citations. Sur ce dernier point, Elsevier travaille beaucoup pour élaborer les tableaux de bord d’indicateurs scientifiques nécessaires au pilotage de la science, d’un strict point de vue comptable et/ou “valorisation à court terme”. Sur la question des indicateurs, Elesevier travaille (vraiment) beaucoup, et communique (vraiment) très peu. Ce sera peut-être l’objet d’un billet dédié si j’en trouve le temps, mais le monde académique serait très bien inspiré de se mettre rapidement au travail pour définir et fabriquer ses propres tableaux de bord d’indicateurs pour ne pas se trouver, demain, prisonnier de solutions clés en main technologiquement pointues mais méthodologiquement empreintes d’une vision strictement rentabiliste de la chose scientifique.

Et puis littéralement, l’article du futur sera une API. Une interface de programmation (voir le remarquable article d’InternetActu), rendant différentes applications possibles. Un vrai boulot d’éditeur que de réfléchir à ce que seront ces API. Que l’on regarde ce qui se passe du côté du livre numérique. L’édition savante va devoir faire rapidement la preuve de son érudition informatique et logicielle. A moins qu’elle ne préfère réinventer la roue ou l’article d’hier en l’appelant celui de demain.


Article initialement publié sur “Affordance.info” sous le titre “L’article du futur sera une API”.

Crédits photo FlickR CC : by-nc Eric Constantineau / by-sa Reilly Butler

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Les chercheurs doivent-ils boycotter Elsevier? http://owni.fr/2010/11/09/les-chercheurs-doivent-ils-boycotter-elsevier/ http://owni.fr/2010/11/09/les-chercheurs-doivent-ils-boycotter-elsevier/#comments Tue, 09 Nov 2010 12:30:15 +0000 Roud http://owni.fr/?p=35056 Titre original : Faut-il boycotter Elsevier ?

On a déjà longuement discuté des problèmes liés aux revues scientifiques et des possibilités offertes par l’accès libre. Mais certaines pratiques  récentes du grand éditeur Elsevier posent vraiment la question aujourd’hui d’un boycott pur et simple.

Elsevier est un acteur quasi-incontournable de l’édition scientifique, publiant 250 000 articles par an dans plus de 2000 journaux (si j’en crois Wikipedia). Poids lourd de l’édition scientifique, sa responsabilité est grande, tant à l’égard de la Science – Elsevier édite par exemple les Compte Rendus de l’Académie des Sciences de notre beau pays- que des scientifiques qui, rappelons-le, travaillent  quasiment gratuitement pour les éditeurs scientifiques du fait du système de revue par les pairs.

Des pratiques douteuses

Cependant, force est de constater que l’attitude d’Elsevier pose des problèmes de façon récurrente. Pour ne citer que trois affaires parmi les plus récentes :

Une stratégie de packages inacceptable

On le voit, Elsevier est donc régulièrement pris les mains dans le pot à confitures. Mais c’est paradoxalement des pratiques tout ce qu’il y a de plus légales et d’éthiques qui posent problème aujourd’hui  à mon sens. Car des événements récents prouvent aujourd’hui qu’Elsevier considère les chercheurs, qui sont à la fois ses clients, ses serviteurs et ses vaches à lait, pour des imbéciles.

Elsevier se livre d’abord de plus en plus à des pratiques plus proches du vendeur de chaînes câblées que de l’éditeur scientifique. Un exemple parmi d’autres : Elsevier vend des “packages” d’abonnements de revues aux universités et se livre actuellement à un saucissonnage tout à fait inacceptable :  il sépare actuellement les revues récentes et trendy du package basique, pour  les inclure dans d’autres packages incluant d’autres revues plus que mineures.

Du coup, l’université voulant se mettre à la page devra acheter quasiment tous les packages pour avoir accès à la totalité des bonnes revues. Et, en période de vaches maigres, certaines universités refusent désormais purement et simplement; sans être dans le secret des Dieux, j’imagine que quelque chose de similaire s’est passé récemment dans le cas de Paris VI qui a résilié il y a quelques jours son contrat avec Elsevier.

Une position  cynique sur le financement de la recherche publique

L’autre événement qui a de quoi faire sortir le scientifique lambda de ses gonds, c’est une tribune dans le Telegraph.  Oh, rien d’inhabituel en ces temps de propagande obsédés par la dette publique, un discours classique de coupe dans les dépenses, soutenant le plan d’une terreur British appelée George Osborne. Sauf que le plan en question prévoit des coupes drastiques dans le secteur éducatif, et spécifiquement universitaire : - 40 % de dépenses dans ce domaine ! Et cette tribune d’entrepreneurs, soutenant ces coupes, est signée …  par Anthony Habgood, le Chairman de Reed Elsevier. Peut-on faire plus imbécile et plus cynique qu’un “entrepreneur” dont le business model repose sur l’expertise et le  travail bénévole de personnes dont l’activité est financée en grande partie sur des fonds publics et qui soutient en parallèle une coupe drastique de ces mêmes dépenses publiques ?

Elsevier, du fait de son poids énorme, se comporte en monopole, se permet de donner des leçons de rigueur à l’État britannique d’un côté tout en pressurisant le secteur universitaire de l’autre. Il se trouve que nous, chercheurs, avons aussi le pouvoir de donner une leçon d’économie à Elsevier. Tout quasi-monopole non naturel étant néfaste pour l’économie, nous rendrions probablement service à la société en général en refusant désormais de travailler avec Elsevier, en refusant de référer les papiers soumis à une revue du groupe Elsevier, en refusant d’y envoyer nos papiers, ce qui in fine, devrait forcer Elsevier à mettre la clé sous la porte (d’une façon ou d’une autre).

En ce qui me concerne, je suis assez choqué par tout cela et désormais, je ferai mon possible pour m’abstenir de référer des papiers pour Elsevier, et je n’y enverrai plus mes papiers. Je privilégierai en priorité les journaux en accès libre et les journaux de sociétés savantes (comme Science ou Physical Review).

>> Photo FlickR CC : Campaign Against Arms Trade, martineno

>> Article initialement publié sur Matières vivantes

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Elsevier, un éditeur scientifique à boycotter ? http://owni.fr/2010/11/02/elsevier-un-editeur-scientifique-a-boycotter/ http://owni.fr/2010/11/02/elsevier-un-editeur-scientifique-a-boycotter/#comments Tue, 02 Nov 2010 16:03:51 +0000 Roud http://owni.fr/?p=33207 Titre original : Faut-il boycotter Elsevier ?

On a déjà longuement discuté des problèmes liés aux revues scientifiques et des possibilités offertes par l’accès libre. Mais certaines pratiques  récentes du grand éditeur Elsevier posent vraiment la question aujourd’hui d’un boycott pur et simple.

Elsevier est un acteur quasi-incontournable de l’édition scientifique, publiant 250 000 articles par an dans plus de 2000 journaux (si j’en crois Wikipedia). Poids lourd de l’édition scientifique, sa responsabilité est grande, tant à l’égard de la Science – Elsevier édite par exemple les Compte Rendus de l’Académie des Sciences de notre beau pays- que des scientifiques qui, rappelons-le, travaillent  quasiment gratuitement pour les éditeurs scientifiques du fait du système de revue par les pairs.

Des pratiques douteuses

Cependant, force est de constater que l’ attitude d’Elsevier pose des problèmes de façon récurrente. Pour ne citer que trois affaires parmi les plus récentes :

Une stratégie de packages inacceptable

On le voit, Elsevier est donc régulièrement pris les mains dans le pot à confitures. Mais c’est paradoxalement des pratiques tout ce qu’il y a de plus légales et d’éthiques qui posent problème aujourd’hui  à mon sens. Car des événements récents prouvent aujourd’hui qu’Elsevier considère les chercheurs, qui sont à la fois ses clients, ses serviteurs et ses vaches à lait, pour des imbéciles.

Elsevier se livre d’abord de plus en plus à des pratiques plus proches du vendeur de chaînes câblées que de l’éditeur scientifique. Un exemple parmi d’autres : Elsevier vend des “packages” d’abonnements de revues aux universités et se livre actuellement à un saucissonnage tout à fait inacceptable :  il sépare actuellement les revues récentes et trendy du package basique, pour  les inclure dans d’autres packages incluant d’autres revues plus que mineures.

Du coup, l’université voulant se mettre à la page devra acheter quasiment tous les packages pour avoir accès à la totalité des bonnes revues. Et, en période de vaches maigres, certaines universités refusent désormais purement et simplement; sans être dans le secret des Dieux, j’imagine que quelque chose de similaire s’est passé récemment dans le cas de Paris VI qui a résilié il y a quelques jours son contrat avec Elsevier.

Une position  cynique sur le financement de la recherche publique

L’autre événement qui a de quoi faire sortir le scientifique lambda de ses gonds, c’est une tribune dans le Telegraph.  Oh, rien d’inhabituel en ces temps de propagande obsédés par la dette publique, un discours classique de coupe dans les dépenses, soutenant le plan d’une terreur British appelée George Osborne. Sauf que le plan en question prévoit des coupes drastiques dans le secteur éducatif, et spécifiquement universitaire : - 40 % de dépenses dans ce domaine ! Et cette tribune d’entrepreneurs, soutenant ces coupes, est signée …  par Anthony Habgood, le Chairman de Reed Elsevier. Peut-on faire plus imbécile et plus cynique qu’un “entrepreneur” dont le business model repose sur l’expertise et le  travail bénévole de personnes dont l’activité est financée en grande partie sur des fonds publics et qui soutient en parallèle une coupe drastique de ces mêmes dépenses publiques ?

Elsevier, du fait de son poids énorme, se comporte en monopole, se permet de donner des leçons de rigueur à l’État britannique d’un côté tout en pressurisant le secteur universitaire de l’autre. Il se trouve que nous, chercheurs, avons aussi le pouvoir de donner une leçon d’économie à Elsevier. Tout quasi-monopole non naturel étant néfaste pour l’économie, nous rendrions probablement service à la société en général en refusant désormais de travailler avec Elsevier, en refusant de référer les papiers soumis à une revue du groupe Elsevier, en refusant d’y envoyer nos papiers, ce qui in fine, devrait forcer Elsevier à mettre la clé sous la porte (d’une façon ou d’une autre).

En ce qui me concerne, je suis assez choqué par tout cela et désormais, je ferai mon possible pour m’abstenir de référer des papiers pour Elsevier, et je n’y enverrai plus mes papiers. Je privilégierai en priorité les journaux en accès libre et les journaux de sociétés savantes (comme Science ou Physical Review).

>> Photo FlickR CC : Campaign Against Arms Trade, martineno

>> Article initialement publié sur Matières vivantes

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